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Live-Report : Top of the Folk, Day 1
La Route du Rock version hivernale, volume 5
Sold Out - Hors série : Bonne année 2010 !
Transmusicales - 02 au 05 décembre 2009 (livereport)
ATP Festival Curated by My Bloody Valentine, Berkshire, UK

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21/12/2009 Transmusicales - 02 au 05 décembre 2009 (livereport)
Report
by Jogging Vert pour fm-r


31e édition en 30 ans d’existence. Festival référence des découvertes en Europe (et plus). JLB au top du top des programmateurs. Retour au Liberté. La classe McFly ! Pour mémoire, quelques groupes découverts ou ayant fait leurs premiers pas aux Transmusicales  : Santogold, Iam, Assassin, Noir desir, Nirvana, Pavement, Beastie Boys, Bjork, Foo Fighters, Etienne Daho, Cypress Hill, Nashville Pussy, Mano Negra, Berurier Noir, Rita Mitsouko, Ben Harper, De La Soul, Dj Shadow, Pigalle, Public Enemy, Beck, Primal Scream, Portishead, Yann Tiersen, Keziah Jones… Ça impose le respect. Pourtant, le festival reste peu connu des béotiens névropathes anesthésiés du bulbe (si on le compare aux Vieilles Charrues, Eurockéennes ou autres Solidays). La cuvée 2009 ? Goûtons voir, si le son est bon.



MERCREDI 02 DECEMBRE 2009

Endtroducing à L’Ubu. Mise en bouche savamment orchestrée : trailer youtube, révélation annoncée, rencontre improbable entre chanteur shooté et son harem de savants blancs becs. L'Ubu grouille en ce premier jour : les tours de cou Ville de Rennes rencontrent d'autres tours de cous Ville de Rennes. SLOW JOE & THE GINGER ACCIDENT sont programmés à 22h15  et se font copieusement attendre. D’autant que l’ensemble ne séduit pas au détour de quelques chansons. Bancal, on tend rapidement vers du sous Senor Coconut, l’aspect rigolard en moins. Seul moment de grâce : lorsque Slow Joe reprend du Sinatra a cappella en tapant sur sa table. Ceci est un jugement ponctuel et même si je ne le sais pas encore, je recroiserai Slow Joe et son accident roux… 00h00, TRANSFORMER. Son english, année 80, entre post-punk et new-wave. Le chanteur a une silhouette d’informaticien branché des années 80 (= chanteur branché des années 2000). Je ne vois que 3 morceaux à rallonge (un final bourré de reprises). Cela suffit pour me séduire. 20m plus loin, des teufeurs me payent des coups au bar (sympa ces bretons, même si un peu arrachés). 00h20, BREAKAGE. Du dubstep plutôt coolos et ouvert. Curiosité : le dj est derrière et au-dessus des techniciens sons. Donc sur scène, il y a juste des lumières. Devant qui on danse ? Les lumières ou les techniciens ? Ne rentrons pas trop tard, le week-end s’annonce physique.

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JEUDI 03 DECEMBRE 2009

14h, direction le village pro, où grouillent tout plein de gens importants et de conversations croustillantes (enfin pas que). Je déambule au fil des rencontres, des flyers attirants et des stickers fm-r. 16h00, FRAMIX, celui qui passe en boucle sur toutes les radios spécialisés (Nova n’étant pas la dernière). Résultat, de la country moderne worldisée à souhait. Plutôt chiant. Puis on est serré comme des sardines dans cette salle du 4Bis. 17h00, CERCUEIL. Un mélange de new wave dark et de krautrock strong. Concert planant mais musique énervée. Le tout est juste et carré. Plaisant.

20h00, le tout Rennes est au Liberté pour fêter le retour des Trans en Ville. Ça satisfait enfin (et au moins) les pisse-froid (« ouais j’reviens plus aux trans parce que c’est plus en centre ville », Sold-out n°6). La salle est toute belle, trop peut-être (on regrette les tuyaux, les nombreux urinoirs, les recoins insensés de l’ancien Liberté). A l’intérieur, une énorme estrade à plusieurs niveaux dans la fosse (bizarre et dangereux en fin de soirée). DJ OOF balance un peu de tout, avec de superbes extraits de films remixés derrière lui (De Funes à l’honneur). Joli ping-pong entre vidéos et sons. 20h30, JLB lance les norvégiens THE WHITEST BOY ALIVE (les extraterrestres débarqueront chez eux deux semaines plus tard). Nickel pour commencer en douceur. Une pop douce rendue groovy par les Fender Rhodes. Bon, le chanteur danse aussi bien que Benabar. 21h00, DJ SANDRA finit son premier set à l’Etage (on ne dit plus Liberté haut) en hypnotisant le public… non pas par ses disques, mais pas sa poitrine (soyons crus, d’énormes tchoutches). Est-ce la libido de JLB qui l’a booké ? On souhaite à la russe un meilleur avenir que celui de Miss Blue passée l’an dernier (belle plante mais aucun concert après). 21H15, 78 RPM SELECTOR. Trois gramophones des années 1910, un beatboxer (génial Ezra) et un performer tout de rouge peautu. : voilà un set d’un autre monde, fait de bric et de broc. Des sons jazzy, blues, de l’art de rue. On regarde, on rigole, on est impressionné plus qu’on ne danse. La bouille souriante de Rosita Warlock (une des selecta) ressemble fort à celle de Kity Forman du That’ 70s show. Quelques trombes d’eau plus tard, nous voilà devant le bar extérieur. Et 20 minutes nous seront nécessaires pour obtenir une quelconque goutte de houblon. La faute à une licence non accordée à la salle rennaise. Un comptoir pour environ 5000 spectateurs. Je vous laisse deviner la suite… 22h00, retour au Liberté bas pour VV BROWN. Attendue comme le messie, elle déroule une soul sage, assez rythmée, offrant des versions proches de ses enregistrements. Pop-rock rétro, envolées vocales à la Alicia Keys. A noter une conclusion reggae de « Crying Blood », sa ritournelle la plus célèbre. Des titres d’une certaine fraîcheur donc, malgré un backing band un peu faiblard. Hormis sa robe horrible, le tout reste digeste, sans être fantastique. Pour : Promise à un bel avenir donc. Contre : pas la carrure d’une Ebony Gold. 22h45, BEAST en haut. Hélas, c’est là qu’est l’os. Mais quel est le con d’architecte qui a conçu cette salle ? Une double entrée unique au fond d’une pièce toute en  longueur, on ne pouvait pas penser pire. Ou si peut-être, faire l’entrée derrière la scène ? Résultat, une circulation quasi-impossible, suffocante, infernale. De plus, les deux salles jouent en alterné, ce qui fait que 5000 personnes (capa du bas) veulent rentrer dans un lieu de 800 (capa du haut). Je ne devinerais donc que 3 morceaux trip-rock du bon groupe canadien. Je pense qu’on réentendra très vite la voix de Betty Bonifassi (ex Champion). 23h45, ABRAHAM INC. Socalled, ses platines, sa tchatche, sa folie et sa créativité pour le hiphop (ses cheveux parlent pour lui). David Krakaeur, son standing et sa clarinette pour le klezmer (Christian Morin peut aller se rhabiller). Fred Wesley, son trombone et son groove pour le funk (Kropol passe son tour). Un orchestre accompagne les trois compères. C’est excellent, mais comparé à leur passage deux ans plus tôt à La Cité, cela reste trop rangé, trop sage presque. 01h00, impossible de voir HOOK AND THE TWIN. Ça avait l’air psyché de loin… Pause mangé, le temps de découvrir le stand Huîtres. Le patron me promet qu’avec ça, je n’aurai pas la gueule de bois demain. On verra, en tout cas ça change du frite-merguez. 01h45, AN EXPERIMENT ON A BIRD IN THE AIR PUMP. Comment parler d’elles sans être insultant. Disons qu’il y a eu du bruit. Et dire que la presse anglaise se gargarise de ce groupe post-punk. Qu’ils les gardent, c’était naze. 02h00, VRELO. A l’Eurovision, oui. Ici, je ne vois pas trop. The no comprendo ! Six nénettes bien faites, des chorégraphies à la Mia Frye, une basse, une batterie. Les chants traditionnels serbes à la sauce de maintenant, c’est pas glucose du tout. Six huîtres pour faire passer la pilule et cassos. Le retour au Liberté n’aura pas été fameux. La nuit rennaise sauvera le reste. La notte la notte

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VENDREDI 04 DECEMBRE 2009

Première surprise, les promesses de l’homme aux huîtres étaient vraies. Cool. Direction le 4 Bis. 14h30, I’M FRESH ! YOU’RE PRETTY ! joue déjà. Rythmiques technoïdes métronomiques. Guitare, basse, batterie, synthé. Un ensemble épuré très french touch techno-rock. La voix peut effrayée, certes. Notons que jouer à 14h, n’est pas chose aisée (pour eux comme pour nous). 17h00, TV GLORY. Pop-rock solide bien affuté. Convaincant. A suivre.

17h30, changement de terrain, on passe à La Cité (tout prêt de la place St-Anne des punkachiens, virés par les CRS en nombre cette année). La salle se remplit à raz-bord pour GABLE. JLB clame que c’est son groupe préféré au monde : ça en jette sur un cv. Les trois fous débarquent. C’est parti pour les triturages de sons, d’ambiances, de langues, d’objets. C’est déstructuré, barré, pas très mélodique (une chorale de guitares à l’envers et de verres broyés, tu le crois toi ?). Mais putain qu’est ce que c’est original. Ça ne ressemble à rien. Un peu comme si Michel Gondry s’essayait à la musique. Je ne sais pas si j’ai trouvé ça monstrueusement chanmé, mais j’ai été monstrueusement surpris. 19H10 La France tombe dans le groupe de l’Afrique du Sud, du Mexique et du l’Equateur. On peut continuer de vivre. 19h30, je reste écouter 2 morceaux de CASS McCOMBS. Le crooner américain livre une folk-pop saisissante (que Dylan ou Young n’auraient pas renié), mais il faut déjà décoller. Petit passage au Bar Ty Anna où Citizen présente ses nouveautés (Dinamics, Fukkk Offf), autour d’un verre de blanc et de quelques huîtres…

20h30. Pour vivre (ou survivre) aux festivals, et plus particulièrement aux Transmusicales, il faut savoir mettre ses maigres amis de côté. Maigre par leur culture musicale, s’entend. S’affranchir de leur présence houblonnée et poursuivre ses découvertes en vaquant  de ci de là. Mise en jambe donc, seul, devant MISTER ELEGANZ, chanteur animateur de Success. Enchaînant les perles soul, il minaude autant que ses disques. 20h45, au premier rang pour voir FM BELFAST au Hall 3. Alors si les caennais étaient fous, eux sont au-dessus. Un ordi, deux chanteurs et 2 cloche(urs) (leurs instruments de musique bien sûr). Des silhouettes felliniennes. Le petit danse comme un dieu (déguisé en Napoléon, ou Sarko, je sais plus). Musicalement, le départ est mollement pop puis décolle vers l’électro. Les groopies islandais gueulent aux crash-barrières. Nous, on aime beaucoup. 21h30, GAGGLE au Hall 9. La chorale british multicolore des 22 dames chante. Peu. Puis s’en vont. Original, encore que. 22h00, Hall 4, JLB nous annonce l’annulation de Los Valentinos, remplacé par SLOW JOE AND THE GINGER ACCIDENT. Session de rattrapage, trois concerts en trois jours : amélioration en vue ? Le vieux crooner indien a la classe. Son rhythm and blues est touchant. Les zicos l’accompagnent juste comme il faut, ou le laisse seul pousser la chansonnette pour nous scotcher. Ensemble mitigé : si la prestation gagne en intensité, elle perd toute l’intimité moite d’une petite salle. Les complaintes hindies s’envolent quelque part dans les hauteurs du hangar numéro 4. 22h30, je passe voir THE PHANTOM BAND. Manque de pot je tombe sur deux morceaux chiantissimes au possible. Un rock band écossais, sans charme particulier, développant une énième next big thing. Next, comme l’émission du même nom. N’oublions pas que picorer est le maître mot ici. Détour donc par CHOCOLATE DONUTS, sur la scène du Mouv, dans la partie VIP. Un demi-morceau, pas désagréable. Je demande à revoir pour me forger une opinion. Six normands à mèches et casquettes, ukulélé et petites pépés. 22h45, Hall 9, TERRY LYNN, annoncée comme la nouvelle starlette du dancehall. On dirait plutôt du Boys Noize avec une bonne chanteuse ragga. On n’entend pas les 2 batteries, unique originalité de ce projet (certainement des potes qu’elle a voulu ramener de Jamaïque avec elle). Hommage à Daft Punk avec son Kingstonlogic. Derrière, en boucle, quelques vidéos encore pire qu’un lipdub de droite. J’exagère sans doute. La demoiselle a beau s’égosiller, le coupé/décalé n’est pas encore d’actualité. Disons mention peu mieux faire. 23h45, Je zappe consciemment Detroit Social Club pour quelques nems-huîtres (tiens, le stand pizza est vide de clients : peut-être que la pizza à 7€ c’est juste un peu nimp). 00h05 JESSIE EVANS et son saxophone, entre électro et latino. Avec elle, simplement un batteur (enfin simple, le batteur d’Iggy quand même). Classe la tenue d’aigle maya. A revoir, au festival des Femmes s’En Mêlent sans doute… 00h30 je file au Hall 9 voir FEVER RAY, le projet solo de la chanteuse de The Knife. Une claque m’y attend. Pour : Une ambiance pesante, des sons hypnotiques d’ambiant pop new-age. Les abat-jours disséminés sur la scène paraissent des méduses. Les gigantesques lasers feignent un plafond bas, écrasant. Scotchant. Il faudra avoir des couilles pour les booker ceux là (musique pas très accessible en festival). Contre : Malgré des jolis lasers piou piou, un son mou et lent, gras et tournant n’emporte pas grand monde. Public dubitatif. 01h30 MAJOR LAZER au Hall 4, soit le nouveau projet électro-ragga-dancehall de Diplo et Switch. Pour : Sons saturés, ambiances archi-sexuelle (le Denis Rodman de chanteur enchaîne les levrettes acrobatiques, les sodomies triple axel double loops piqué). Le baile-funk n’est jamais très loin. JLB danse. C’est limite hardos dans la saturation et les basses de temps en temps, mais ça passe. A la fin, des filles montent sur scène : je vois ma meuf faire un centième de « ça » avec le chanteur, je meurs. Contre : je crains la même farce que l’année dernière avec Diplo. Mes prévisions météo sont les bonnes. Une bouillie putassière est au rendez-vous. Deux MC’s, des danseuses, un Diplo caché au fond de la scène : voilà un bref aperçu du tableau. Pour les oreilles, je distingue un remix d’Ace of Base malaxé, suivi de Pon de Floor, hymne des dancefloors. Pendez-moi. 02h15, petit saut au Hall 3 pour profiter rapidement de THE FIELD. Un live électro (basse, batterie) plutôt convaincant, bien que l’ambiant-transe et les sons de Kompakt ne soit pas ma tasse de thé. A revoir. 02h30, merde, plus que 30 minutes d’AEROPLANE, les belges et leur disco-house (2many vs daft ?). Rien de foufou, mais pas de remixs intempestifs, donc agréable. C’était Toto le dernier morceau ? Je peux rester au Hall 9 car il n’y a que les bobo-à-mèches-branlos des Popopopops et Dj Morpheus en face (encore loupé, l’éternelle complainte « aaah bah merde, on le verra l’an prochain »). 03h00, place donc aux SOLILLAQUISTS OF SOUND. Plus qu’un concert hip-hop, les ricains mangeurs de salades viennent prêcher leur message, leur style, le FAHEEM : Funk, Astro, Hiphop, Extraterrestrially Energized Message. Rien que ça. Le flow des mcs est impeccable. Passé le tubesque « As if we existed », le reste du show est saisissant. Le dj fait le pitre et met l’ambiance. M’étonnerait pas qu’on les revoit cet été ceux là. 04h00, finish avec MODUL CLUB (un ex Darlin Nikki et un Success). Pas de remixs, ouf ! De l’électro tech-house audible. Encore un visuel à la Crecy (des cubes, des cubes et encore cubes). 05h00, navette enfumée. Mon amie en profite pour étendre le système matriarcal au contrôle de mon sommeil (c’est elle qui a les clefs de l’appart). Dur…

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SAMEDI 05 DECEMBRE 2009

Dernière journée agitée, à la recherche du temps perdu. Courir après le marché, après le café, après les concerts. Dernière journée, on va pouvoir lâcher les chevaux. Pour avoir accès à La Cité, il faut se lever tôt, pour retirer ses places au village pro dès 13h. Malgré les huîtres, je manque l’horaire. 17h, je fais le pied de grue devant la salle qui affiche complet. Miracle, Palymobiiitch me vend une place en rab (paye tes cernes mec !?). Je loupe tout de même Django Django, annoncé comme une possible révélation. 18h30, je profite de la fin de THE AGITATOR. Seulement une batterie et un chanteur. Unique force : les percus et la voix. Sacré phénomène, sacré présence rock’n’roll, mais pas à écouter trois plombes non plus. 19h15, celle que tout le monde attend, la taulière de Daptone : NAOMI SHELTON AND THE GOSPEL QUEENS. Soul 60’s au menu. C’est bon, ça groove (rhythm and blues, gospel). Mais le tout reste assez linéaire, la fièvre ne monte pas, les 70 ans de la star jouant sans doute. Le public reste spectateur, assez statique, sans être emporté. Dommage.

Arrivé à 21h au Parc Expo (en navette on ne se fait pas fouiller par les dizaines de patrouilles de flics). La soirée annonce complet, d’où le nombre de pancarte « cherche place » à l’entrée. Ne connaissant pas, je manque l’immanquable Rodriguez (dans le même registre de vieille soupe remise au gout du jour, je n’avais pas été touché par The Residents l’an dernier). Quel plaisir de retrouver Jogging Vert, se lover dans ses bras douillés, déguster des huîtres et papoter. C’est donc les brésiliens de THE TWELVES qui ouvre mon bal. Disco-house à la Daft Punk dès 21h30 c’est un peu tôt. Un set, digne d’une Mouv Party. Leurs remixes demeurent néanmoins bien construits, mais leur jeu de scène reste à travailler. Saut à THE NARCICYST, le canadien-irakien. Première vraie bonne découverte de la soirée. Se dévoile devant moi un hip-hop qui refoule la guerre, la fuite, l’exil. Un son organique : les fantômes de Mos Def et A Tribe Called Quest rôdent au dessus de nous. Présence impeccable : satisfaction. 22h30, assez heureux d’avoir éliminé les irlandais pour accéder au mondial (et totalement réfractaire à la fausse polémique qui suivi), c’est sans mal que je m’en vais ouïr l’électro-house de THE JAPANESE POPSTARS. Deux djs et un clavier. Un son digne des premiers Chemical Brothers, très bien construit, tout en montées acidulées : dans ta face, blanc bec. Bonne surprise. 23h20, PUSH UP au Hall 4. Ceux qu’on annonce comme le renouveau de la soul française. Ils ont la classe en costard, genre oblige. Mais ça ne décolle pas des masses. Ça se la pète un peu trop en fait. Passons à BLK JKS. Compatriotes de Mujava (Afrique du sud ! Coupe du monde ! Thierry Henry, tout ça), les mecs surfent sur la vague sud-africaine, plutôt bien d’ailleurs. Un mélange d’afrobeat, de rock, de reggae. Des putains de zicos. 23h45, l’heure de la star du week-end dans un hall 9 surblindé, l’inoxydable MR OIZO. Je le préfère derrière une caméra que derrière des platines. Pas digne d’un Chivers ce soir. Passer trois fois du Daft Punk (dont un titre en entier) et du Prodigy, c’est anti-professionnel à ce niveau. Ça m’a fait penser au « bide » de Fatboy Slim au Sziget. La jeunesse rennaise crie « cui cui » et je me crâme quelques neurones avec lui. Son putassier, mal mixé, mal joué, effet inaudible réussi. Vous le retrouverez partout cet été. Hall 3, THE CRAPS. Etonnant mélange entre un batteur chantant et une machine désarticulée. Pas désagréable mais pas indispensable non plus. 00h45, GROOVE CONTROL, hall 4. Le dj (Fresh… il faisait pas de la drum avant ?) commence par un petit historique rapide du hip-hop, toujours agréable. Puis débarquent six danseurs, un beatboxeur et un chateur (plutôt anecdotiques ces deux derniers). Show danse à la Battle of the year. Première fois que je vois ça aux trans, vraiment bon. 01h15, POPOF au hall 9. Pas tellement une révélation puisque le mec tourne depuis plus de 10 piges (Heretik) et que son électro-techno cartonne grave depuis quelques mois. Ce soir, l’écran géant en plus. Lui, on le verra partout cette année, et ce n’est pas un mal. Contre : à la limite de l’ennui. 02h15, l’heure de THE POLITICS. JLB avait prévenu que s’ils faisaient le métier sur scène, le succès suivrait. Abracadaboum ! C’est chose faite. Grosse claque. Un mélange de Beastie Boys, de Red Hot, de Rage. C’est d’une facilité déconcertante, qui me scotche comme une pinte de whisky anglais. Tous les titres sont des tubes en puissance. Waw. Comment a-t-on pu passer devant ces jeunes et frêles vikings sans pressentir l’évidence ? A suivre de très prêt (même si je préférais l’ancien nom des danois : Rubberhead Banditz). De loin, ma révélation. 03h20, petit coup d’œil au hall 9 pour apercevoir pour la troisième année consécutive SOUTH CENTRAL. Moins saturés et pitchés que d’habitude. Retour au hall 4 pour le portugais DJ RIDE. Pas trop mal, même s’il passe quelques facilités (Will Smith, Rage…). Pour un bronze des DMC, on pouvait espérer mieux. 04h00, GOOSEFLESH. Les artificiers turcs envoient leur sauce blanche à la tronche d’un Parc Expo frigorifié. Vu en avant première à Istanbul une semaine auparavant, je me satisfais de leurs bidouillages sonores et passe du côté obscur de la force. Contre : un énième duo djs d’électro-house. J’arrive pour les 2 derniers morceaux d’EZRA BANG AND THE HOT MACHINE. Le mélange hiphop-punk-funk n’a pas le temps de prendre. Dommage ça avait l’air pas mal. 05h00, DANTON EEPROM endort le hall 9 avec sa minimale soporifique (la même qu’à l’Astro 2008). Tout se débride. 05h20, l’afro-electro-pop  de THE VERY BEST me laisse assez perplexe. 05h45, MENEO, le duo espagnol-guatemaltais. Enfin. Leur cheap music 8bit m’avait retourné le cerveau au Nördik Impakt il y a trois mois. Mais tout part mal : le hall 3 est quasiment vide, le leader n’arrête pas d’insulter les techniciens. Puis, petit à petit, entre deux sauts de cabris, la sauce prend. Les rythmes gameboysiens arrachent nos dernières forces. Fin de set en apothéose. Bien évidemment les deux maboules finissent à poil. Mais ils invitent quelques personnes sur scène et leurs demandent de faire de même, sinon ils arrêtent la musique. Les lâches restés habillés dans la fosse gueulent (j’en fais parti), les poussant au vice. Pour finir, j’aurais rarement vu autant de bites à l’air sur une scène à 6h30 du mat : six au total. Où veux-tu qu’je r’garde ?! Grand moment. 06h45, FAUNA FEAT TREMOR clôturent le festival hall 4. Comme d’hab, les personnes restantes ne retiennent plus aucune de leurs envies, la fatigue et l’ivresse ayant vaincu n’importe quelle bienséance. Le son tropitronica des argentins tombe donc à pic. Les palmiers sur scène ajoutent de l’effet. Ça sent l’été. 07h10, passage au bar à eau pour vider quelques chopines. S’en est fini. Le marathon rennais s’achève. Black Sunday à l’horizon…

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BILAN

A l’instar de Parker-Lewis, JLB ne perd jamais. De la petite centaine de groupes programmés, quelques uns deviendront les stars de demain (voir ceux cités en intro). Coup de cœur pour The Politics, Japanese Popstars, FM Belfast, Fever Ray, Meneo, Solillaquists of sound, Gablé, 78 Rmp Selector, The Narcicyst… Les transmusicales sont aux musiques actuelles, ce que la star’ ac est au karaoké : des géniaux découvreurs de nouveaux talents (avec un constat notoire : un samedi plus costaud). Certes, Les Trans, ce n’est pas la big-barouf, la méga-bamboule, car beaucoup de gens sont là pour travailler, si si (Même si le vip est blindé comme un hangar de bestiaux hagards. C’est pour ça qu’ils ont créé un endroit Very VIP !! Véridic !!). Certes l’architecte à la noix du Liberté a gâché et gâchera encore quelques concerts. Mais heureux comme un gosse d’avoir découvert que l’absorption d’huîtres avant le couché empêchait la gueule de bois. Pour sur, j’en plante dans mon jardin dès mon retour. Puis les Trans appartiennent au Parc Expo maintenant : plus de places, plus de groupes, plus de possibilités, plus de décos, plus de stands. A voir où elles logeront l’an prochain. Le future que nous réserve-t-il ?


Playmobiiitch & Jogging Vert


Photos (non libre de droit, utilisation interdite sans accord):
Julien Ermine
Virginie Meigné



28/12/2009
Pas mal du tout. Je note les coups de coeur. merci
by Mlk


23/12/2009
Pareil : pas possible de faire le OFF quand on fait ParcExpo-ubu-4bis-cité. Il fallait faire un choix. J'ai cru apercevoir We Are Enfant Terrible dans le programme off... Tant pis.
by Jogging Vert


22/12/2009
Chronique vivante et plaisante à lire bien que je ne connaisse aucun groupe qui y est passé cette année aux trans. Merci
by Ceibe


22/12/2009
Malheureusement non, je n'ai jamais fait les bars en trans d'ailleurs. Peut être l'année prochaine car le vendredi soir au Parc Expo m'a beaucoup déçu...
by playmobiiitch


22/12/2009
Super chronique, beau boulot, très plaisant à lire ! Par contre j'imagine que vous avez pas eu le temps de faire le off?
by OscarTramor


22/12/2009
Costaud le festi !
by enzo


21/12/2009
Encore navré de ne pas avoir pu en être :( Ca avait l'air excellent. Et bonne review bien punchy.
by gringo



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