FM-R la communauté d'infos sur les festivals par des festivaliers.
 
 
Le mag
Transmusicales - livereport : "Putain 30 ans !"
Transmusicales - videoreport : live & interviews
Une journée au Furia
Rockomotives : le video-report
Transmusicales : Rencontre avec Jean-Louis Brossard (2/2)
 
  Rechercher
   
01 02 03 04 05 06 07
08 09 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
06/11/2008 Scopitone 19-20-21 septembre 2008 (livereport)
Report
by Jogging Vert pour fm-r


L’année dernière, j’ai boudé le Scopitone, à cause de son changement de formule. L’éradication des 2 soirées à la Trocardière au profit de plusieurs concerts dans plusieurs salles ne m’avait pas plus. Bon, cette année, la prog m’a rattrapé : Crecy live, Garnier, Surkin… Allez, on retourne sur les plaines de mes émois électroniques d’antan. Putain ce que j’ai pu y danser depuis 2004 : 2 Many Dj’s, Spektrum, Hexstatic, Richie Hawtin, Ellen Allien, Spank rock… C’est bon, mes souvenirs m’ont boostés. Nantes, me revoilà.



VENDREDI 19 SEPTEMBRE 2008

Ce jour, je le rêve depuis des mois. Depuis ma claque prise aux Transmusicales, je n’attendais qu’une chose : revoir le maitre. Je me suis d’ailleurs rôdé en écoutant le live des Trans enregistré par le Mouv’. Je connais par cœur la set-list : Alarm, Fuck, Am i wrong, Punk, Fast track vs We are you’re friend, Here we go, Overnet, Prix choc. Un savant mélange des meilleurs titres de ses albums précédents : Superdiscount 1, Superdiscount 2, Tempovision, Commercial EP.
J’enchaine donc les étapes de la journée : train, posage d’affaire, bisous au frangin et direction les friches numériques pour récupérer le pass fm-r. Manque de pot, je mets bien 45 minutes à trouver la friche numérique, cachée derrière des batiments… et assez peu indiqué.
Je croise la chargé de com’. La dame, très gentille et disponible (le fait que j’arrive pendant sa pause clope y est-il pour quelque chose ?) malgré la fatigue qu’on devine, me raconte les dernières brèves du festival : Laurent Garnier a annulé et est remplacé par Thomas Schumacher et Scratch Massive (Le gars n’avait pourtant annulé qu’une date en 20 ans ! On peut d’ailleurs lire sa lettre d’excuse et d’explication dans Paplar, le fanzine du festival. Notons que ce fanzine est présent sur tous les gros évènements et que son contenu est toujours excellent, entre interview, court livereport, infos croustillantes, rumeurs, photos… Certainement un lointain cousin éloigné d’fm-r), le superbe concert des Poni Hoax mercredi, l’immanquable attraction sensorielle Stimuline (complète jusqu’au dimanche), la très bonne fréquentation des concerts… Je repasserais la voir demain.
19H30. J’arrive 30 minutes avant le début des concerts. Je découvre le lieu, magnifique, gigantesque, tout de bois et de fer vêtu. Sandwich au saumon au bar. Peu commun. Quelques putafranges et mécheux de 17 piges arrivent. Ils commencent à causer à un vigil qui parle très mal le français et donc, comme leur cheveux le laissaient entendre, à se foutre de sa gueule en sifflant leur vodka pur (woouuh les rebelles). Merde, j’espère que le public ne va pas être comme ça. Ce sera finalement les seuls que je croiserais.
Le concert des locaux GONG GONG commence avec sacrément de retard. Mais leur « concept » rattrape tout. Indéfinissable ces fous là. Un mélange de rock, d’électro, de créa scénique en direct… Captivant. De l’électro libre, stylisé Amon Tobin, entre envolée lyrique et grosse rythmique saccadée. Assez bluffant.
Le lieu se remplit petit à petit, la foule arrive. Mes amis aussi. Après leur avoir expliqué que se mettre aux crash-barrières ne servait à rien pour un tel spectacle (visuel), on se place à 10m de la scène. Nickel. La foule est on ne peut plus compact, les corps se touchent. Parfait. Le show peut commencer. ETIENNE DE CRECY est là. Le son de l’alarme retenti. Les premières basses arrivent, le show décolle. Le line-up est légèrement différent que celui des Trans, mais tout aussi efficace (disparu le sample des Justice, et c’est pas plus mal). Le public est grave au taquet, criant, bougeant les bras. Une extase totale !! Le show lumineux est toujours aussi impressionnant. Une gigantesque structure de 6m sur 6 créé par le collectif Exyzt
(qu’on trouve plus petite qu’aux Trans, mais on apprendra le lendemain que c’était exactement la même. La grandeur de l’endroit a du nous induire en erreur), composé de 9 cubes à la manière d’un morpion (ou plutôt d’un Rubik’s cube pour le volume de l’objet) se met à vivre grâce à ses arrêtes qui clignotent, s’allument, bougent presque… C’est le spectacle lumineux le plus fou que j’ai eu l’occasion de voir depuis 10 ans (presque plus bandant et intelligent que celui des Daft). Une tuerie de créativité. Allez jeter un coup d’œil sur www.myspace.com/etiennedecrecy. Ce show est du pain béni pour tous les photographes en herbe, lassés de découvrir sur leurs appareils photos, les lendemains de concert, la gueule encore dans le pâté, les misérables photos floues qu’ils ont réussi à voler, tout en essayant de se rappeler qui ils étaient allés voir la veille et en tentant de prouver à leur douce et tendre qu’ils n’étaient pas chez un(e) amant(e). Manque de pot, mon appareil est HS (mais j’ai amené ma belle, pas con). Bref, pendant plus d’une heure, on reste le sourire béat, les yeux écarquillés, des bras en l’air à ne plus savoir qu’en faire, la main balançant aux rythmes du mentor haut perché (par la hauteur j’entends). Des montées ahurissantes n’en finissent plus… de la techno, de la « vraie », jouée avec des machines (boîte à rythmes, sampler, séquenceurs, synthétiseurs, boîte multi-effet, table de mixage), sans ordinateur portable (histoire de remettre tous les petits branlos électro du moment à leur place). Un rappel, obligatoire. Puis l’homme salue la foule, pas hystérique, mais reconnaissante. Du grand art. On mettra 1 heure à décoller des Nefs, le temps de redescendre… Même mon frère, pourtant peu friand de ce genre de sauce, m’avouera s’être surpris à remuer la tête, comme happer, hypnotiser par les lumières et le son qui s’y colle. Oui, ETIENNE DE CRECY est bien un des maîtres des musiques électroniques des années 90, même s’il est moins connu que les Daft Punk. Et même en 2008, il écrase la concurrence dans son domaine… Milles mercis.

http://images.imagehotel.net/ocoebivyhv.jpg



SAMEDI 20 SEPTEMBRE 2008

Je suis réveillé par les cornemuses qui proviennent des rues. Des cris étranges arrivent jusqu’à mes oreilles : « Naoned, Breizh Breizh ! Naoned, Breizh Breizh !».
Des gens partout, des drapeaux que je connais, des banderoles : aujourd’hui, c’est la Réunification de Nantes à la Bretagne ! Sacré manif’. Rien d’administratif, rien d’officiel, juste une prise de conscience. Il est vrai que les livres d’histoires le prouvent (Ducs de Bretagne, Anne, Naoned…). Il ne reste que les fiers et bobos nantais pour penser le contraire et rejeter cette appartenance… C’est sous ces airs de révolution joyeuse que je rejoins les Nefs.
Je découvre enfin l’éléphant géant, ainsi que la branche d’arbre. Ya pas à chier, c’est grandiose, et nouveau. Je redeviens enfant l’histoire d’une heure.
Je bouge pour La Friche Numérique. J’arrive encore trop tard pour visiter les attractions. Je recroise l’aimable chargé de com’ : après l’annulation de Brodinski, Prefuse 73, Laurent Garnier, c’est Princess Superstar qui se désiste… C’est pas le moment d’acheter un billet de loto pour les programmateurs, vraiment pas. Cependant, elle me passe un sésame pour la soirée de clôture. Cool.
Une fois l’apéro englouti, les groupes se séparent (oui, il y a des gens qui préfèrent rester seuls devant la téloche un samedi soir plutôt que d’aller au Scopitone… J’ai du mal à les comprendre) et on arrive sur les coups de 22h aux Friches Numériques (les créations numériques sont bien sur inaccessibles, normal). Dedans, l’ambiance est déjà chaude et dansante. Les petites plateformes surélevées sur les côtés de la foule sont remplies de danseurs frénétiques. Dans le public, ça danse déjà assez librement. Derrière les djs, un écran géant, mais géant ! 6m sur 8m au moins ! Un vrai mur. On passe la blague vaseuse d’un pote : «  la musique électro vient de Berlin, c’est normal »… De chaque côté de la salle, 2 écrans, géants eux aussi. Yeah. La soirée peut commencer. On a loupé Optimo. Sur la petite scène Minitel Rose va commencer, mais la branlouze-électro-ado-fashion-style à la canal+ c’est pas mon kiff. DJ PONE joue déjà (encore trop tôt, comme à l’Astro). Son set est en enchaînement de titres, plus ou moins judicieux, allant d’Organ Doner de Shadow à Dans le club de Ttc. Pour vous dire l’écart… Le public réagit bien, et le mec sait assez bien caler les montées et les breaks. Le son est très électro clubbing. Autant que je m’habitue, ça va être ça tout du long, sans grande nuance. Pause bière mortelle. Avec mes potes, on se comprend mal sur la répartition et l’achat des bières. Résultat, on se retrouve avec 6 pintes pour 3 (pas doué ? c’est le mot qu’il vous vient ?… ). Ce litre de bière vite enfilé sera décisif pour le reste de la soirée. Pause pipi. Ah, il y a 3 chiottes pour les mecs (sans compter les 6 pissotières). Caca interdit ou bien ? 3 chiottes pour au moins 1000 mecs !!! Les matheux auront compris, il ne faut pas que sur les 333 de ton groupes, 1 est la chiasse sinon c’est baisé. L’orga pourrait prévoir quand même… Finalement, pas trop partant pour faire 15 minutes pour pisser proprement, on décide d’aller dehors. SURKIN enchaîne avec un mix dans la lignée de la fin de celui de Pone. Cependant, son set est gâché par les créations visuelles du VJ assez chtarbes : des mix d’images de tramway, de gens attendant le tramway, puis des monuments, la statue de la liberté en 10 exemplaires…. Mouais, pas convaincu (et ce malgré l’alcool). Bon, les basses résonnent, c’est déjà ça. Il y a de la place pour danser, et danser comme on veut, faire de grand geste inutile, créer ses pas de danses fous. Le panard. Je suis aux anges. Enième pause pipi. La marre de pisse a grandis, je ne vois qu’une explication : la marée de pisse a visiblement un fort coefficient dehors et à coup sur la marée est montant car de nombreux récifs sont englouti sous le pipi au fur et à mesure que les heures passent… Ecopez moussaillons ! ORGASMIC suit, mais j’avoue ne plus calculer grand-chose. Mon corps danse, sans ma tête. Le son est une nouvelle fois très clubbeur. Pas de grosse cassure de style donc. 3H00, je déclare forfait. Je ne verrais pas YUKSEK. Mais à quoi bon dans cet état. Je n’suis pas fier de moi…

http://images.imagehotel.net/6tok88gezk.jpg



DIMANCHE 21 SEPTEMBRE 2008

Le réveil devient lourd et pénible. L’heure est de plus en plus tardive. Je file direct aux Friches, malgré ma mine de déterré. Je découvre, fasciné, les différents stands d’arts numériques, tous casés dans des gros conteneurs de bateaux. Expériences visuelles, tactiles. C’est indéfinissable, il faut vraiment le vivre, le voir… Mais là est l’atout et la valeur ajoutée du festival : son intérêt pour ces arts numériques, souvent inconsidérés. Tout est superbe, si l’on oublie qu’aujourd’hui est le jour des enfants ! Il y en a partout ! Et la faculté primaire et première du gosse, c’est de crier et de toucher à tout n’importe comment. « La fraîcheur, la candeur et l’innocence » comme disent les parents… J’avais connerie en 8 lettres, mais bon. Ça gâche un peu le côté féérique des animations. Certaine expérience numérique ont besoin de touché, de délicatesse, de patience. Trois choses que les mômes n’ont pas, assurément. 
Au bout d’une heure, les cris mélangés aux relans d’alcools n’arrangent rien à mon mal de crâne (gueule de bois et cris de bœufs ne font pas bon ménage). Je pars bronzé sur les pelouses des Nefs. Je retrouve quelques potes. Allongés, on profite, heureux, de nos derniers moments nantais, en se narrant les aventures de chacun de la veille…



BILAN

Ne tombons pas dans le « c’était mieux avant », même si je regrette les 2 soirées à la Trocardière. Le Scopitone reste un festival à part dans la grande famille des festivals électro, car c’est celui qui pousse à fond la carte du numériques, des arts numériques, du visuel, de la scénographie. Les Friches et le Stimuline en sont la preuve. Pour le son, mention spéciale à Etienne de Crecy, qui a une nouvelle fois survolé tout le monde. La soirée de clôture ne m’a pas entièrement conquis, car un style musical un peu trop « longiligne » à mon gout, mais l’on pouvait se déhancher gaiement. J'ai loupé plein de choses (Metronomy, Wombats, PoniHoax, DJ Oof, Scratch Massive, T.Schumacher, DantonEeprom, Ez3kiel, Pivot, Zombie Zombie...), mais ce que j'ai vu ma plu. Allez, je reviendrais.


NAO-NED, BREIZH BREIZH !!! SCO-PI-TONE, YES YES !!!




13/11/2008
Si tu mets l'argent sur la table, je suis prêt à quitter fm-r et venir chez vous :)
by Jogging Vert


06/11/2008
excellent compte rendu du joggueur fou, qui a presque assez de talent pour bosser pour Sourdoreille...
by youpa



Actualités | Communauté FMR | Festivals | Forum | Contact FMR | Flux Rss
Powered by i-plus