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01/07/2009 Roc'Han Feu : La review 2009
| Report |
by Fanch pour fm-r Hier soir s'est tenu la quatorzième édition du festival Roc'Han Feu à Rohan (56). Après une treizième édition avec une affiche peu alléchante pour ma part Asian Dub Foundation, Kaolin, Cocoon et Marcel & son Orchestre je signe mon retour au festival du Centre-Bretagne. Ce même festival qui il y a deux ans a faillit cesser toute activité en raison d'un trou financier de 70.000 € après le festival 2007 où l'affiche était bonne : AaRON, Ridan Codlcut, Miossec, Morgan Heritage, Luke... Cette année le festival reprend de la hauteur avec Rachid Taha, Emily Loizeau, Oxmo Puccino et Roni Size.
On arrive au site à 17 heures. L'association Roc'Han Feu a donné carte blanche à un label local : Friandiscs. A l'affiche Bob & Flanaghan, Mark Keen, Les Trois Fromages, No Star Way... Malheureusement on arrive trop tard pour voir nos potes de Bob & Flanaghan, on arrive cependant lors d'une session de percussions africaines qui fait remuer les personnes présentes sous les Halles de Rohan. S'en suit No Star Way pour la clôture avec un punk californien qui n'a absolument rien inventé, du bruit pour rien et une chanson qui sera je pense un tube "allez tous vous faire enc*ler !" La seule attraction du groupe étant le guitariste complètement torché mais qui tient debout et fait des blagues sur scène dont "Quelle est la différence entre un car de flics et un préservatif ? Dans le préservatif on met un seul gland à la fois." Merci les gars. La fin du concert arrivé on part vers le site ou se déroule le vrai festival.
Et là stupeur... Personne dans les rues, personne sur les parkings à se demander même si on s'est pas gourré de jour tout simplement. Mais non on arrive au barrage de sécurité et nous sommes les premiers sur le site à par les bénévoles. Le groupe Nola's Noise ouvre le concert en tant que vainqueur du tremplin. C'est orienté Soul / Blues. Trois musiciens sur scène une chanteur (Nola), un guitariste qui colle de la disto sur son acoustique et un percussionniste qui reste au Cajon. C'est gentil deux minutes mais ça devient vite... inintéressant. Première pause bar donc et on regarde de loin la chanteuse parler de crotte de nez. Derrière nous au stand restauration Oxmo Puccino mange des frites... Ce sera LA révélation du concert puisqu'elle n'est pas scénique. S'en suit le mangeur de frites Oxmo Puccino qui est bon ce soir. Il passe à un horaire difficile (20 heures) avec très peu de monde devant la scène et surtout un public très éparpillé. Il remercie très fort les organisateurs durant tout le concert. J'avoue que j'ai été agréablement surpris par ce bonhomme qui s'éloigne des codes du rap en proposant un set plutôt influencé jazz au début du concert puis qui dévie avec des grosses montées rock vers la fin. Il s'entoure d'un guitariste, d'un bassiste (qui chante d'ailleurs très bien), d'un batteur et d'un claviériste. Aucun sample n'est lancé tout est joué "live" j'ai trouvé ça très bien. Il est très généreux avec le public et arrive même à faire bouger le public en le faisant avancé vers scène. Emily Loizeau prend le relais à 21h30 précise. Et là le choc encore. Une musique envoûtante presque chamanique, des accents blues (avec sa robe dont on dirait les costumes du XIX ème siècle aux Etats-Unis) et surtout une grosse présence scénique d'Emily qui commence son concert seule avec son violoncelliste Olivier Koundondo avant que le reste du groupe batterie guitariste et basse/banjo ne les rejoignent. Une heure de concert que je n'ai pas vu passé du tout avec seulement un seul titre de son premier cd qui est "L'Autre Bout du Monde" et qui est l'un des rares moments ou Emily est au piano. Elle est perché sur un praticable dominant la scène juste devant ses musiciens et danse ou plutôt martèle le sol avec sa robe. Un très bon concert. Et suis la tête d'affiche Rachid Taha, comme à son habitude pas très frais sur scène mais qui assure le meilleur concert du festival avec un électro-rock arabisant excellent. Je l'avais déjà vu à Carhaix en 2005 et je m'étais pris une claque et bien je m'en suis repris une. Ses musiciens assurent pendant que Rachid essaye de ne pas tomber dans le public. Malheureusement on voit beaucoup de techniciens s'empresser durant tout le concert de remettre des micros sur la batterie ou de remettre simplement l'ears de Rachid Taha qui tombe toutes les deux minutes. Une première demi-heure de concert qui est ponctué par des titres peu connu de l'Algérien mais le set monte en puissance et comme il le dit lui-même "On va attaquer les choses sérieuses". Première chanson connu "Ya Rayyah" qui est selon lui "La chanson qu'on chante dans les mariages". "Barra, Barra" enchaine et enfin "Rock the Casbah" qui signe un double hommage à Joe Strummer et Mickael Jackson "qui était l'artiste préféré de Joe Strummer". La sono envoie bien voir même très bien, dommage d'avoir des mecs complètement bourré qui font deux fois votre poids et qui vous balance. Malgré que je lui ai râlé dessus trois fois il continue quand même à faire son show, je m'enlève et n'entend plus que la musique de Rachid sur Rock the Casbah qui un souk dans le public entre une bataille d'eau et des filles qui montent sur scène danser la danse du ventre avec Rachid. LA phrase du concert restera à jamais "Le rock a été inventé au Bénin". Sporto Kantès a la lourde tache d'assurer la transition entre la fin de la tornade Taha et le début du cyclone Size. Le résultat donne un public qui commence à se clairsemé devant la scène préférant se poser au bar ou partant du site. Le groupe brasse de tout dans sa musique mais ça ne rend pas pour autant le résultat très passionnant. Comme toujours le synthétiseur a raison de moi, les montées incessantes analogiques ne sont vraiment pas de mon goût. L'impression que le groupe tourne en rond se confirme ils vont même jusqu'à jouer deux fois la même chanson. Tout n'est cependant pas noir... Le groupe fait bouger la fosse mais ne laissera pas un souvenir impérissable au public. Avec deux-trois "Bretagne libre !" au programme... de la part des musiciens qui doivent aussi breton que moi je suis alsacien enfin... La clôture du show revient à Roni Size accompagné de son acolyte MC Dynamite. Le set commence à 2 heures très précise avec le set de DJ Marrrtin juste avant qui est coupé pour laisser le roi prendre place. Une intro qui monte en puissance et c'est parti pour 1 heure et demi de drum'n'bass non stop ou les plus téméraires au près de la scène ne peuvent approché trop près en raison de la puissance des baffles. ENORME ! Au programme du concert des morceaux de Roni Size mais aussi des ajouts de Nirvana, le remix "We Are Your Friend" de Simian par Justice, White Stripes... et le second hommage à Mickael Jackson avec un MC Dynamite qui brandit son micro et qui lâche "for Mickael". On fini le concert vanné par les beats de Roni.
Le concert a attiré 2.000 personnes sur le site. Un chiffre en dessous des performances des organisateurs mais qui ne met pas en danger normalement le festival.
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